Chats qui rödent autour de la maison, gatti del burgo, a dit le propriétaire, le gros gris, c’est le patron, le vieux chat noir, placide, et les autres, le rouge, on l’a surnommé le castor, il a la queue coupée, écrasée, et d’autres, visiteurs plus rares.
La gamelle de Lechat est continuellement vide. L’air de la campagne lui fait du bien, pense-t-on.
Ce matin, je remplis son assiette, quelques secondes plus tard, deux chats entrent dans la maison en miaulant. Le chat se réfugie dans une chambre.
Dans la journée, Florence, musées, le printemps, la naissance de Vénus, et bien d’autres, Leonardo, Giotto, Tiziano, Tintoretto… jusqu’à ce que les maîtres flamands n’estompent les couleurs, n’affadissent les traits.
J’ai promené Nina d’un tableau à un autre, Adam et Eve, la pomme, le serpent… Ah si Eve avait cueilli les poires du tableau, au lieu de cette pomme, on serait moins emmerdés.
A la poursuite des rois et des animaux dans les tableaux. Et ce Jésus qui revient si souvent qu’on finit par le connaître, la croix, la couronne, les stigmates…pourquoi, pourquoi…
De temps en temps, une gardienne se déride, jette un oeil à Nina, commence un bout de conversation. Métier pénible, beaucoup jouent sur leur téléphone, quelques unes papotent, d’autres écrivent… des listes de courses. Une a discuté avec moi, m’a envoyé vers une pizzeria, une vraie pizza napolitaine, rapide, sans touriste.
Un peu plus chère qu’à Napoli, mais vraie. Quatre frères et un nom, Fratelli La Buffala, une fresque urbaine, un tag plutôt « rispettiamo i nostri valori, non abbiamo dimenticato dove siamo partito » et un buffle grossièrement peint, buffala di Campania.
Fin de journée, le plus beau des musée, un magasin de jouets pour enfants, ados, adultes, comme en en voit plus en France. Une caverne d’Ali Baba. Jouets, figurines, peluches, maquettes, légos, déguisements, tout pour le rêve.





